Dans le dossier qu'il ou elle réalisera, chaque élève présentera ses convictions personnelles explicitement (dans la 1e partie du travail), mais elles peuvent aussi « irriguer » les autres parties, volontairement ou inconsciemment.
Les convictions « philosophiques » sont utiles à l’être humain parce qu’elles donnent du sens à leur existence. Etant promis à la disparition physique, l’homme se pose naturellement la question de savoir s’il y a un au-delà, un « après la mort ».
Que cet au-delà existe ou pas, il est difficile voire malsain de vivre sans donner un sens à sa propre existence. Ceux qui évitent de le faire fuient vers des leurres : recherche effrénée des plaisirs ou du pouvoir, carriérisme ou mise en scène de sa propre personne. On peut appeler ces dérives des leurres parce qu’elles ne mènent qu’à des désillusions, qu’elles ne développent pas ce qu’il y a de meilleur en nous et n’aboutissent pas au bonheur.
Le sens de la vie est l’aboutissement d’une recherche spirituelle. Mais qu’est-ce que la spiritualité ? C’est une démarche, religieuse ou non, qui consiste à « descendre en soi-même », à explorer l’imaginaire symbolique qui nous habite. C’est devenu difficile dans un monde de plus en plus privé de symbolique au profit d’une trivialité étalée sans complaisance. A voir le monde dans lequel nous vivons, il n’existe plus que du spectacle : celui des existences, des drames et des perversions complaisamment exhibées au regard de tous. Tout est voyeurisme. N’existe plus que ce qu’on peut voir…
L’univers symbolique se situe aux antipodes : il est non matériel, non palpable (au sens premier du terme). Il recherche le contact avec « quelque chose » qui nous manque, qui nous relie au reste de l’univers, qui nous ouvre des perspectives « cosmiques ». Ce « quelque chose » (Dieu ?) n’est pas visible et ne peut être approché par la raison. Nous n’y avons accès que par des voies détournées telles que la poésie, la religion, l’amour, l’art, la littérature,… c’est-à-dire tous ces modes de connaissance qui ont été disqualifiés par la science, reconnue par la société moderne comme seul mode sûr de la connaissance.
N’étant pas visible ni « objectivable », ce type de connaissance n’est pas démontrable. Elle ne peut être, pour chaque être humain, qu’une recherche infinie, jamais close. Si elle se transforme en certitude(s) absolue(s), si elle nie les acquis de la science, elle mène à l’intégrisme, à l’intolérance, à la violence. Mais si elle reste à l’état de quête, elle maintient chacun dans une sorte de dynamique permanente, de « tension vers l’invisible », nous aidant ainsi à vivre. Il ne faut sans doute pas chercher ailleurs le secret de la longévité des êtres profondément spirituels.
Cette recherche est d’abord personnelle mais elle s’appuie sur ce que d’autres pensent, croient, ont découvert… Aller au contact des convictions d’autrui nous permet d’avancer plus vite mais nous apprend aussi la tolérance.
"Noms de dieux" : présentation du projet
"Béthanie, le blog de la Pastorale
Stanou d'écrire, le journal des élèves
Le magazine des jeunes spectateurs"
Le blog de Laurent Faes (géographie)
Le blog de Mathieu Capon (géographie)
Le site de Jean-Pierre Franc (mathématique)