Retour aux Documents de référence | Renouvellement (approuvé le 20 juin 2002)
Le projet d'établissement
Introduction
Le projet d’établissement de Saint-Stanislas s’inscrit dans les « Projet pédagogique de la Fédération de l’enseignement secondaire catholique » (1997), « Mission de l’école chrétienne » (1995) et «Projet éducatif de Saint-Stanislas ». Il s’inspire également des « Caractéristiques de l’éducation jésuite » (1987).
Notre projet d’établissement exprime notre volonté collective de réaliser pendant les trois prochaines années les quelques actions définies comme prioritaires par et pour notre communauté éducative. Celles-ci s’inscrivent dans le cadre du décret « Missions » du 24 juillet 1997.
La réalisation de ce projet d’établissement qui est une œuvre collective nécessitera la collaboration des différents partenaires : élèves, parents, enseignants, éducateurs, direction, pouvoir organisateur, acteurs externes. Cette responsabilité partagée par les différents acteurs s’exerce à toutes les étapes du projet : sa conception, sa réalisation, son évaluation.
La mise en œuvre de notre projet d’établissement ne débute pas avec l’obligation décrétale : elle s’inscrit dans la continuité des actions entreprises ces dernières années et dans la tradition de notre école. Ces réalisations déjà présentes constituent un appui important sur lequel les innovations projetées s’enracinent. C’est pourquoi on trouvera également des traces de ce « capital de départ » dans le texte ci-dessous.
Le projet d’établissement représente une intention que nous nous engageons à concrétiser. En choisissant ces quelques priorités, notre objectif est de les faire aboutir. Bien sûr, ces intentions devront être confrontées aux réalités du terrain et notamment à une disponibilité des moyens nécessaires à leur mise en œuvre. Pour effectuer cette confrontation entre nos intentions et nos actions, nous nous engageons à évaluer régulièrement l’avancement de notre projet ainsi que les résultats au terme de trois ans. Pour respecter la dimension partenariale de ce projet d’établissement, l’évaluation de celui-ci s’effectuera notamment au conseil de participation qui en a reçu mandat. Si des actions n’ont pu aboutir, si des défis n’ont pu être relevés, au moins devrons-nous en identifier les raisons et mettre en œuvre les actions de régulation nécessaires.
Cette introduction décrit l’esprit dans lequel nous souhaitons que ce texte soit lu tant au départ qu’au terme de notre projet d’établissement.
Les domaines concernés par l'intervention éducative du Collège sont : la formation intellectuelle, l'éducation à la citoyenneté et à la solidarité, l'égalité des chances et l'épanouissement de la personnalité. Mention sera faite également des équipements technologiques, de l'orientation des élèves, des liens primaire-secondaire, de la forme spécifique du premier degré en trois ans et de l’intégration des élèves de l’enseignement spécial.
Le projet d'établissement
LA FORMATION INTELLECTUELLE
La formation mettra principalement l'accent sur les aspects suivants.
- Le raisonnement, le questionnement, la réflexion. En favorisant le développement de l'esprit critique, on introduit la réflexion citoyenne au cœur de la formation intellectuelle.
- La langue maternelle. Précision de la formulation et expression nuancée de la pensée feront l'objet d'une attention particulière, dans tous les cours, à tous les niveaux.
- L’interdisciplinarité : des contenus, des capacités cognitives de base, des opérateurs de la pensée.
- La participation active des élèves à leur formation. Réalisation d'exposés, débats introduits, académies peuvent constituer des moyens d'aboutir à cet objectif.
Selon le mot du Ratio studiorum : « Non multa, sed multum » (c’est-à-dire la qualité, non la quantité).
On s'efforcera également d'aider les élèves à organiser leur travail personnel. Méthode de travail et gestion du temps seront largement prises en compte dans la formation. Des dispositions différentes pourront être prises selon les niveaux. La mise en place d'un calendrier des contrôles de synthèse constituera un objectif concret.
On s'attachera à harmoniser les pratiques des professeurs.
- Pour cela, il faudra libérer les professeurs quelques heures chaque trimestre, en utilisant notamment les journées pédagogiques (on pourrait en outre dégager des heures de fourche communes, ce qui faciliterait la coordination).
- Sont à prendre en compte pour la coordination : la progression, l'homogénéité horizontale, la construction continue et en spirale des savoirs.
- Seront également mis à l'étude : :
la cohérence dans les exigences concernant les travaux de longue haleine (dossiers, travail de fin d'études) ;
et le respect de l'équilibre entre nombre d'heures de cours et quantité de travail imposée.
L’EDUCATION A LA CITOYENNETE RESPONSABLE, A LA SOLIDARITE
- Engagement
-
Le monde - celui qui nous entoure aussi bien que les structures internationales - est souvent régi par des valeurs oublieuses de l'idéal humaniste et chrétien ainsi que de la déclaration des droits de l’homme.
- Ce monde doit être transformé dans et à travers le respect des personnes. Il est essentiel que nos élèves puissent faire personnellement l'expérience d'un engagement solidaire efficace, appuyé sur une analyse rigoureuse de l'organisation sociale et/ou des relations internationales (problèmes Nord-Sud).
- Tous ces aspects seront abordés au sein des cours, notamment de sciences (biologie, physique,...), de sciences humaines (histoire, géographie, français, économie,...) et de religion.
- En référence aux temps forts de la vie de l'église, les actions et campagnes de solidarité
- avec le quart-monde (Avent)
- avec le tiers-monde (Carême de Partage)
offriront également à chacun l'occasion de réfléchir à ces questions et de s'engager réellement.
- On assurera le prolongement du projet Sénégal et du projet Un livre un arbre, ou on en initiera d'autres reposant sur une démarche analogue : information, découverte et action d'entraide, sensibilisation de l'ensemble du Collège.
- L'apprentissage de la démocratie et de la participation
La confiance dans la démocratie se construit à l'école. Il faut absolument faire en sorte que les demandes émanant des élèves soient davantage prises en considération et qu'elles aboutissent rapidement à des réalisations concrètes.
Pour cela, il faut notamment améliorer le fonctionnement des structures de participation (celles-ci existent, mais restent trop souvent affaire de bonne volonté).
Une piste pour dynamiser ces structures : il faudrait renforcer l'efficacité et la légitimité des délégués de classe et de leurs conseils. Quelques moyens pour y arriver : formation des délégués de classe ; rédaction d'une charte décrivant leur rôle, leur mode de désignation et leurs tâches ; préparation des réunions en classe (avec l'aide des titulaires) pour que les aspirations des classes soient convenablement relayées auprès du conseil ; suivi des décisions prises par les conseils des délégués suite aux demandes des classes (le but étant de combattre l'actuel sentiment d'impuissance de leurs travaux).
- La solidarité concrète pourra également se manifester par diverses formes d'entraide au sein de la vie scolaire : au niveau de la formation (par exemple : tutorat), au niveau des relations (par exemple : accueil des premières en début d'année, parrainage des nouveaux arrivants, etc.). Nous serons également très attentifs au respect mutuel à l'intérieur des groupes.
- La formation à la responsabilité citoyenne implique également une prise en compte des problèmes liés à l'environnement, à l'intérieur et hors du cadre scolaire.
L’EGALITE DES CHANCES, L’EMANCIPATION SOCIALE
- éduquer au respect des différences (religion, race, langue, etc.) est une tâche primordiale.
- Dans le but de favoriser les échanges et d'assurer la participation de chacun, tout sera mis en œuvre pour que la taille maximale des groupes se situe entre 20 et 25 élèves.
- On fera le nécessaire également pour garantir à tous les élèves l'accès au programme de formation. Pour cela, notamment:
on favorisera les activités lucratives permettant aux élèves d'assurer l'autofinancement, au moins partiel, de leurs voyages; on encadrera pour ces mêmes voyages un plan d'épargne à long terme;
au besoin on limitera le recours aux activités estimées trop onéreuses.
- On s'efforcera de lutter contre l'idolâtrie de l'argent et ses diverses manifestations, en particulier : vêtements de marque et autres accessoires à valeur de distinction sociale, GSM, …
- On sera très attentif à enrayer la violence sous toutes ses formes, physique, morale ou autre.
L’EPANOUISSEMENT DE LA PERSONNALITE
- Les élèves souhaitent se voir davantage impliqués dans leur formation. Cela doit se traduire par un recours plus systématique à leurs initiatives. Par exemple pour sélectionner et réaliser les activités dont il est question ci-dessous.
- Les activités suivantes contribuent à développer l’ensemble de la personnalité :
- une retraite de connaissance de soi et des autres.
- des journées de lancement (notamment en cinquième) et des journées sportives en fin de trimestre ou d’année (en tirant parti du nouveau calendrier).
- animation culturelle, c'est-à-dire notamment : théâtre (sorties, et pratique du théâtre), Jeunesses Musicales, poésie, concerts de midi, etc.
Les cours «Clés pour l’adolescence » (première et deuxième années) et «Clés pour l’action » (troisième et quatrième années), déjà pratiqués avec succès dans plusieurs collèges jésuites, pourraient être introduits.
L’intensification et la diversification des activités parascolaires seront poursuivies.
- L'épanouissement complet de la personnalité implique aussi une éducation à la volonté et à l'effort. On s'attachera notamment à valoriser les vertus du travail.
- Pour nourrir l’intériorité, on prévoira des moments (dans la journée) et des temps (dans l’année) réservés à des démarches chrétiennes.
LA TECHNOLOGIE ET LES EQUIPEMENTS
- Une remarque préliminaire fondamentale: les "nouvelles technologies de l'information et de la communication" ne constituent pas une fin en soi, elles sont avant tout des auxiliaires de l’enseignement et du travail personnel.
-
On les utilisera notamment
- comme support de l’expression, de la créativité,
- comme moyen d’échange avec d’autres établissements,
- comme outil de remédiation,
- comme aide à l’apprentissage des langues,
- plus généralement, comme moyen de moderniser et d'améliorer l’enseignement.
- On tâchera de faciliter l'accès des élèves à ces équipements. On fera en sorte qu'ils soient mis à leur disposition en dehors des heures de cours (notamment pour les élèves qui ne sont pas équipés à la maison).
- On veillera à valoriser le matériel existant : le multimédia de l’agora, la salle informatique, les labos de sciences et le CDI.
- L'acquisition d'équipement supplémentaire s'avère nécessaire. Il faudrait faire en sorte que chaque classe ait facilement accès
- à un matériel de projection (rétroprojecteur, projecteur dias),
- à un équipement son,
- à un équipement vidéo.
- Le projet WIN permettra une mise en œuvre dynamique et riche de tous les objectifs énumérés dans les chapitres précédents : on s'y engagera avec détermination.
L’ORIENTATION DES ELEVES
- En deuxième année, l’animation proposée par le centre PMS (4 périodes) pour poser le problème de l’orientation et donner toute l’information utile de manière telle que chacun puisse se situer, la possibilité de rencontrer personnellement un psychologue de l’équipe PMS, l’information donnée par la préfecture des études aux élèves et à leurs parents, la formation suivie par des enseignants dont le sujet est l’émergence du projet de l’élève sont les diverses étapes de l’orientation au terme du cycle d’observation.
- En quatrième année, il s'agira de déployer une pédagogie et un calendrier du choix sur l’année. L'objectif sera double : expliquer les possibilités offertes par le type de grille actuellement utilisé (à choix libre et non à dominante), et optimaliser les étapes prévues, à savoir :
- consultation des élèves sur leur programme idéal,
- ajustement éventuel des grilles existantes,
- pré-délibération en mai,
- délibération de juin où seront utilisées toutes les possibilités d’encadrement du choix.
L’orientation se fait également en collaboration avec le centre PMS.
- En cinquième et sixième,
- On accentuera la sensibilisation avec des intervenants extérieurs (les anciens et les institutions supérieures et universitaires de Mons, de même que l’Interface des Facultés de Namur constituent un potentiel à exploiter). On poursuivra la coopération avec le PMS et le CIO (UCL).
- On maintiendra l’opération «carrières» organisée au collège.
- On utilisera la possibilité, prévue par le décret "Missions", de consacrer, au cours du troisième degré, deux semaines à la maturation des choix de formation et professionnels.
- On intégrera à la problématique de l'orientation les services sociaux de cinquième et les retraites de sixième.
LES LIENS PRIMAIRE-SECONDAIRE
Pour aider au mieux nos élèves et pour faciliter la transition entre le primaire et le secondaire, de multiples initiatives sont prises chaque année.
-
Contacts fréquents avec les instituteurs assurant les cours de 6 e primaire dans notre établissement.
- Rencontres organisées avec les instituteurs des écoles qui nous envoient chaque année des élèves.
- Courrier envoyé en début d’année pour établir le dossier de l’élève.
- Envoi de la photocopie du bulletin de Noël à toutes les écoles primaires dont nous possédons les coordonnées exactes.
- Organisation de journées qui permettent aux classes primaires qui en font la demande de vivre une journée à l’heure du secondaire.
- Organisation de la journée portes ouvertes.
- Procédure particulière pour la composition des classes de 1ères années visant à favoriser l’intégration.
- Organisation de la journée de lancement.
- Organisation de la rencontre avec les parents dès le début septembre.
LA FORME SPECIFIQUE DU 1er DEGRE EN TROIS ANS
Une analyse détaillée des difficultés de l’élève est établie. En fonction des problèmes rencontrés, un horaire individuel est fixé qui, moyennant le respect du prescrit réglementaire, permet à l’élève de concentrer ses efforts sur les matières qui ont posé problème. Utilisation de la pédagogie différenciée qui permet dans des domaines précis de remettre des dossiers personnels.
Mises au point régulières avec la préfecture des études et éventuellement aide du PMS.
L’INTEGRATION D’ELEVES DE L’ENSEIGNEMENT SPECIAL
9.1 Le Collège est disposé à accueillir, comme il le fait déjà , des élèves présentant un handicap.
9.2. L’accueil (en vue d’une intégration) d’une classe de la forme 2 de l’Institut Saint-Vincent à Obourg reste possible et souhaitable ; la poursuite de l’intégration encadrée durant plusieurs années par l’UMH dans le cadre du projet de recherche Kaléidoscope est actuellement suspendue pour des raisons indépendantes du collège.